Définition

Qu'est ce que l'autisme ?

La communauté scientifique internationale considère l’autisme comme un trouble du développement neuropsychologique portant de façon prédominante sur les fonctions de communication et de socialisation.

On les nomme « troubles du spectre autistique » (TSA) ou encore  "Troubles Envahissants du Développement" (TED).

Comme pour la mal voyance, la surdité… ou pour d’autres handicaps neuropsychologiques, il serait plus adéquat de parler de continuum autistique : des atteintes les plus sévères aux atteintes les plus modérées, des formes les plus simples et circonscrites au plus complexes ou qui se combinent à d’autres déficiences.

Les dernières études épidémiologiques estiment qu’environ un enfant sur 100 né avec autisme.

Le ratio par sexe est de quatre garçons pour une fille et neuf garçons pour une fille pour les autistes de haut niveau.Cet état de fait oriente les chercheurs dans leurs travaux en génétique.

Dans 10-25 % des cas, les TSA sont associés à des maladies génétiques connues, comme la sclérose tubéreuse et le syndrome de l’X fragile.

Dans une majorité de cas (environ 70%), l’autisme s’accompagne d’un retard mental plus ou moins sévère. Les 30% de personnes atteintes d'autisme qui n'ont pas de retard mental  sont appelés « autistes de haut niveau ».

Une forme particulière de trouble envahissant du développement est constituée par le syndrome d’Asperger, qui est proche de l’autisme de haut niveau, mais avec une absence de retard de langage et un niveau intellectuel bon voir supérieur.

L’autisme apparaît au cours des 36 premiers mois de la vie. Parfois, des signes sont présents dès les premiers mois de la vie, parfois les signes apparaissent après une période plus ou mois longue de développement ordinaire. En général c'est vers l'âge de 18 mois/2 ans que les parents constatent des comportements atypiques.

Ce trouble dure toute la vie et entrave les apprentissages de tous ordres. Des acquisitions sont néanmoins possibles au prix d’un soutien éducatif approprié et continu.


L'expérience prouve :
- qu'une prise en charge précoce (vers 2/3 ans),
- une éducation spécifique et personnalisée,
- un environnement structuré,
permettent à un enfant autiste d'optimiser ses compétences, d'atteindre son plein potentiel en tant qu'adulte et de vivre en étant mieux intégré dans notre société.


Plus un enfant autiste est intégré tôt dans un milieu social normal au contact de ses pairs (école, loisirs...) plus il pourra progresser dans ses capacités sociales.



Les causes

Les causes précises de ce trouble du développement restent encore difficile à déterminer, mais l'évolution des connaissances a permis de reconsidérer les modes de prise en charge et d’intervention pour les enrichir de nouvelles méthodologies éducatives spécifiquement adaptée à ce trouble.

Très récemment, certaines voies biologiques ont été identifiées mettant en cause des gènes (NLGN3/4, SHANK3, NRXN1) impliqués dans la formation et le maintien des connections neuronales (1-4). Sur la base de ces résultats encourageants, de nouvelles études, qui utilisent à la fois des approches génétiques, neurobiologiques et d’imagerie cérébrale, sont actuellement en cours. Les résultats de ces analyses devraient nous permettre à la fois de mieux comprendre ce syndrome complexe qu’est l’autisme, mais aussi de nous renseigner sur les origines du langage et la communication sociale, des processus influencés par les gènes et l’environnement.

Vidéo sur les recherches génétiques dirigées par Thomas Bourgeron

D'autres enregistrements sur le site de l’Ecole Normale Supérieure de Paris


Les problèmes de communication des personnes autistes sont, à ce jour, mieux compris : on sait maintenant qu’il ne s’agit pas d’un refus de communication mais d’une difficulté à établir une communication selon nos modalités. Il est important de pouvoir développer un système de communication adapté au niveau de fonctionnement de chaque personne autiste.

L'autisme affecte les capacités de communication d'une personne et ses relations avec son environnement.

Dans certains cas, les capacités d'apprentissage sont affectées. Cela varie d'une personne à l'autre.

La personne atteinte d'autisme n’a pas de déficit significatif au niveau de sa perception auditive, visuelle, tactile… mais son cerveau a du mal à coordonner ces différents stimuli. Il en résulte une incapacité partielle ou totale , pour rendre cohérent le monde qui l’environne ainsi que des difficultés en cascades dans les domaines de :
- l’imagination,
- la communication
- interactions sociales.


On note également d'autres symptômes assez fréquents chez les personnes atteintes d'autisme, comme la présence de réactions anormales à certaines stimulations sensorielles (sensibilité à certains sons, aux odeurs, au toucher…, un terrain épileptique(environ 1/3 des personnes autistes présentent des manifestations épileptiques plus ou moins graves).

Ce que l'autisme n'est pas

L'autisme n'est pas une maladie psychique, ni une psychose.

Il n'est pas du non plus à un traumastisme psychologique.

Il n'est pas provoqué par une mauvaise éducation des parents ni par des troubles de la relation parent-enfant.

La maman et le papa ne sont pas responsables de l'autisme de leur enfant.

Pendant de nombreuses décennies les psychiatres et psychologues ont culpabilisé à tord les familles, particulièrement les mères, en les accusant d'être responsables de l'autisme de leur enfant.

L'avancée de la recherche permet de rejeter totalement ses théories psychanalytiques d'un autre âge.

L'autisme n'est pas le résultat de ce que font ou ne font pas les parents. On sait maintenant qu’il ne s’agit pas d’un refus de communication mais d’une difficulté à établir une communication selon nos modalités.

L'autisme n'est pas une maladie. L'autisme est un handicap à vie.
Il n'existe à ce jour aucun traitement miracle qui permette d'en guérir ou de "sortir de l'autisme". On peut seulement aider les personnes atteintes d'autisme à progresser, mieux comprendre leur environnement, être plus autonome, leur donner des méthodes pour communiquer. Ceci est possible grâce aux  thérapies éducatives.


Historique

L'autisme classique a été décrit par le pédopsychiatre Leo Kanner en 1943. A l'époque Léo Kanner a défini le tableau clinique de l’autisme infantile précoce avec les particularités de comportement de certains enfants : tendance à l’isolement, besoin d’immuabilité et retard de langage. Par la suite, la description s’est affinée, mais est finalement restée assez proche de celle de Leo Kanner.

Simultanément, au centre pédiatrique de vienne, Hans Asperger, pédiatre autrichien préparant une thèse sur ce type d’enfants, retint le terme d’autisme " pour désigner ce trouble mais sur une population d'enfants avec des difficultés de communication, d'interactions sociales mais sans retard de langage.
Hans Asperger a publié la première définition du Syndrome d'Asperger en 1944.



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